Shabda

Géraldine Laurent, saxophone alto
Jean-Marc Larché, saxophone alto
Jean-Charles Richard, saxophones
Clément Janinet, violon,
Christophe Marguet, batterie
Yves Rousseau, contrebasse, composition

SHABDA 6 tet : un nouveau projet qui s’inscrit dans une histoire humaine, artistique et géographique.

SHABDA signifie le « son » en sanskrit. Il donne son nom à ce nouveau projet d’Yves Rousseau pour un sextet constitué d’anciens et de nouveaux compagnons de route.

Dix ans plus tard, c’est en écho au programme « Akasha » créé en 2012 au Centre des Arts d’Enghien-les-Bains (Scène d’Intérêt National Arts Numériques) avec son quartet historique que le répertoire de « SHABDA » sera créé et majoritairement constitué de toutes nouvelles partitions pensées pour ce nouvel ensemble et ce nouvel instrumentarium.

SHABDA signifie le « son » en sanskrit.

Dans le Sāmkhya, système philosophique indien, le son est le tanmātra (objet de perception) de l’organe des sens, l’oreille, et est associé à l’éther : akasha, l’un des 5 éléments, ou plus précisément (comme l’expliquaient en 2015, les liner notes de l’album Akasha), il est le cinquième élément, la quintessence des quatre autres : le feu, la terre, l’air et l’eau.

La musique d’Akasha abordait la théorie des quatre éléments, Shabda poursuit cette évocation de l’éther, « méta élément », à travers cet « objet de perception » qui lui est concrètement associé : le son.

Il s’agit symboliquement d’une sorte de zoom, de focale qui prolonge le projet sur ce qu’est fondamentalement la musique, un ensemble de sons produits, créés et partagés collectivement. Ce qui unira ce nouvel ensemble orchestral.

Il y sera question de partitions au carrefour des styles, comme pour symboliser également cette sorte de retour aux sources, dans un pays, la Côte des Isles, où les éléments tout à la fois se déchaînent et rassurent et où le son de la houle et du vent se confond avec la couleur feu des couchants. La musique de ce projet se voudra tout autant douce comme une lumière d’automne que fougueuse comme le ressac…

La présence de trois saxophones, trois « voix » très distinctes, sera un élément majeur de la couleur du répertoire : que ce soit le soprano, l’alto ou le baryton, les trois ont à leur disposition une infinie palette de nuances et de couleurs : Jean-Marc Larché, membre historique du quartet d’Yves Rousseau, Géraldine Laurent, altiste incandescente membre du septet « Fragments » et Jean-Charles Richard (nouvelle collaboration), instrumentistes parmi les plus demandés, auront à coeur d’être ces messagers du son…

Clément Janinet, violoniste issu de la jeune génération montante, fera le lien entre ces trois soufflants et la section rythmique animée par Christophe Marguet (autre membre du quartet historique) et Yves Rousseau.